Lorsque vous assurez votre vĂ©hicule, ne pensez pas seulement Ă  vous, le conducteur principal : si vous avez l’intention de le prĂȘter rĂ©guliĂšrement, vous devez aussi assurer la personne qui l’utilisera Ă  ces occasions.

DÉFINITION DU CONDUCTEUR SECONDAIRE

La principale caractĂ©ristique du conducteur secondaire est qu’il conduit le vĂ©hicule concernĂ© moins souvent que le conducteur principal. Il se distingue aussi du conducteur occasionnel : ce dernier n’utilise en effet la voiture ou le deux-roues que de maniĂšre ponctuelle et n’a pas besoin de figurer sur le contrat d’assurance. Le conducteur secondaire en revanche prend rĂ©guliĂšrement le volant, par exemple une fois par semaine pour partir en weekend. Il ne peut pas conduire le vĂ©hicule une fois par jour. Le conducteur secondaire n’est pas forcĂ©ment un membre de la famille : il peut certes ĂȘtre un enfant ayant le permis ou un conjoint, mais aussi un ami.

LE BONUS-MALUS DU CONDUCTEUR SECONDAIRE

Le bonus-malus (ou Coefficient de rĂ©duction-majoration, CRM) n’est pas liĂ© Ă  la personne, mais au contrat. Autrement dit, si le conducteur secondaire est responsable d’un accident, un malus s’appliquera sur le contrat, aussi bien pour lui que pour le conducteur principal. Lorsque le conducteur secondaire devient conducteur principal, que ce soit sur le mĂȘme vĂ©hicule ou sur un autre, il peut hĂ©riter du bonus ou du malus sur son nouveau contrat. Les situations peuvent toutefois varier : certaines assurances considĂ©reront celui qui devient conducteur principal comme un jeune conducteur et repasseront le coefficient Ă  1, alors que d’autres transfĂ©reront le CRM.

LE CONDUCTEUR SECONDAIRE EN CAS D’ACCIDENT

Tout comme le conducteur principal, si le conducteur secondaire a un accident en conduisant le vĂ©hicule assurĂ©, il doit tout d’abord remplir un constat amiable avec les autres personnes impliquĂ©es dans l’accident, puis prĂ©venir la compagnie d’assurance. Il existe deux situations possibles : si le conducteur secondaire est responsable de l’accident, et s’il ne l’est pas. Le fonctionnement est le mĂȘme que pour le conducteur principal : dans le premier cas, l’assurance du conducteur principal entrera en jeu pour couvrir les Ă©ventuels dommages matĂ©riels et blessures provoquĂ©s par l’accident. Dans le second cas, ce sera l’assurance de la personne responsable de l’accident qui couvrira les dĂ©gĂąts.

CONDUCTEUR SECONDAIRE : ATTENTION À LA FRAUDE !

Le statut de conducteur secondaire est particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© parce qu’elle permet d’éviter la surprime d’une assurance jeune conducteur : en dĂ©clarant leur enfant comme conducteur secondaire lorsqu’il vient d’avoir son permis, les parents lui permettent de bĂ©nĂ©ficier de la mĂȘme couverture qu’eux pour un tarif moins Ă©levĂ©. Il est donc frĂ©quent de dĂ©clarer un jeune conducteur comme conducteur secondaire alors qu’il est en rĂ©alitĂ© le conducteur principal du vĂ©hicule. Toutefois, les assurances peuvent enquĂȘter pour repĂ©rer ce genre de fraude. La peine peut aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 1 875 000 euros d’amende. Par ailleurs, en cas d’accident, l’assurance ne couvrira pas les dommages.